Comment une aussi inoffensive Dame peut-elle tant faire peur à 500,000 militaires armés jusqu’aux dents ? Que de plumes je perdrai pour la cause de SUU KYI ! / http://www.welcomeobama.ca/?p=35

À rebours...

2010, juillet le 20... À la veille d’un départ pour une splendide semaine de vacances dans une boucherie hospitalière... Être si petit à l’échelle de l’Univers et pourtant la souffrance n'abandonne jamais les plus sensibles... Franklin Delano Roosevelt : ‘Ne sous-estimez jamais un homme qui se surestime.’ Quoique ça a du sens, je suis tenté de dire aussi : N'estimez jamais un homme qui se surestime. ...

2010, le 12 juillet, auprès d’une amie précieuse, je n’ai pas pu me retenir : « Je dois survivre pour SUU KYI ! ... Il y a tant d’indifférences à son sujet. » ...

21 juin 2010, 7h... Courageuse SUU KYI, je ne tiens pas en place, il faut que je te raconte ce qui arriva de terrible hier le 20 vers 16h30, tout près de 9 ans après, encore une fois, la 2e au même endroit, soit au Marché Jean-Talon, mais cette fois ce fut un coup de masse horrible et non de foudre ! Mes mains tremblent tout autant que mon coeur... : Une affolante rencontre déchirante, désarçonnante, déboussolante... Une disparue ressuscita, réapparût... J’en fus chaviré désastreusement ! Immédiatement, à l’instar du 14 juillet 2001, date où j’abordai pour toi ‘La Nelson Mandela de Birmanie’ cette inconnue une première fois, elle savait très bien l’histoire de ton combat, je frémis en apercevant à nouveau, encore de dos, sa fine silhouette, mais cette fois cette si appréciée femme qui t’appuyait fermement ne m’était plus inconnue... J’hésiterai durant tout au plus deux secondes. Puis, irrésistiblement, j’emboîterai le pas vers elle et la contournerai pour lui faire face... Ma voix titubante articulera nerveusement : « Brigitte ? ... Ta disparition... ? » ... « Pierre ! » ... Je compris immédiatement que ma vue l’embarrassait, qu’elle n’engagerait pas de conversation... Dans son « Pierre ! » privé de toute bise coutumière, au timbre de voix glacial, frigide, une tonalité lourde et sombre indiquera une translucide déception de me revoir, aucune habituelle étincelle de joie n’illumina ses yeux de perles noires. Elle n’exprima même pas un ‘Bonjour !’ Ce comportement me désarma, me désempara... Décontenancé devant son désincarné air embêté quelque peu mortuaire, gêné, je cafouillerai : « Tu sembles vouloir maintenir ta disparition... Puisque c’est ce que tu veux, je respecte... » Éprouvant encore de l’admiration pour elle, je n’insisterai pas, je ne forcerai pas la note. Assombri et assommé, je reculerai et détournerai ma tête... J’aurais tant voulu qu’au moins de ses lèvres ‘vermeilles’ elle me fasse un sourire de gratitude pour... ? (‘Vermeilles’ anagramme de ‘merveilles’.) Qu’aurait-elle perdue ? La peur ? ... Il est 8h36 ce 21 et depuis ces retrouvailles de la veille que je n’espérais que dans un désormais et définitif au-delà, tout mon être tristement en sanglots se cherche... J’aurais tant voulu la remercier pour son dévouement... La métempsychose karmatique qu’elle invoquait ne tient plus ? ... Qu’ai-je fait de si laid pour que lâchement et sèchement elle me répudie si froidement et sans gratitude ? Je fouille... Je fouille depuis son silence du lendemain du 8 novembre 2007, je n’avais trouvé jusqu’à maintenant aucune réponse autre que sa réelle disparition de la Terre. Je la prenais pour définitivement morte ! SUU KYI, Brigitte durant six ans m’avait tellement soutenu et stimulé pour que je ne te lâche jamais, j’étais pour toi déçu que tu fusses désormais privée de son appui auquel s’ajoutera le 12 avril dernier la perte de celui de Michel Chartrand que je n’avais pas eu de difficulté à convaincre. ... Là, aujourd’hui, subitement, je réalise que le silence funèbre de Brigitte, elle m’en avait pourtant quelques fois avisé, sa retraite avait pour but de préserver sa santé contre un mal, sans que je sache précisément de quel mal il s’agissait et que parfois elle avouait avoir pour problème. Maintenant, je soupçonne que ce brusque bris se fonde sur son besoin fondamental d’équilibre, est-ce le même mal chez Brigitte que chez la fée Rachel, une possible mononucléose ou schizophrénie ? ... Il est vrai qu’égoïstement je ne m’opposerai pas à ce que toujours Brigitte taise sa maladie, pour moi seules comptaient ‘sa légèreté d’être’, son humble et discrète douceur, sa vorace curiosité et la splendeur profonde de sa beauté féminine, physique et mentale, délicieusement délicate, si peu agressante, ainsi que son indéfectible solidarité pour ta cause ! Pas de doute que j’étais trop envahissant avec mes blessures et mes incontinents pleurs nés de la jalousie guerrière d’une autre femme... Brigitte m’avait promis le 8 novembre 2007 que dès son retour d’Asie en février 2008 que « sans faute » elle me ferait signe de vie. ... Tout comme pour toi SUU KYI, je n’en suis pas à une première trahison d’ingratitudes et à un effondrement de promesses... Étonnant combien les fhoemmes engagés doivent s’obliger à accepter de payer cher le désengagement de solidarités et des amitiés que la peur fertilise... Les grands décideurs de ce monde jubilent à l’idée que la peur gagne de plus en plus de terrains... La lâcheté, une libération pour l’inconscient de la psyché ? ... S’obliger à tenir ses promesses, c’est tellement compromettant... C’est si réconfortant d’entretenir pour enfant la peur; SUU KYI, tu en sais quelque chose...

19 juin 2010... Léthargie, ça ne va pas... Tu as chère Aung San SUU KYI aujourd’hui 65 ans... C’est aussi la date de naissance de l’exceptionnel humaniste qui avait dit un jour : « Il n’y a pas de tyrans là où il n’y a pas d’esclaves. », le médecin, le linguiste et anthropologue philippino-tagal José Rizal (1861-) qui comme toi DASSK défendait la libération de son peuple et qui fut fusillé le 30 décembre 1896 à l’âge de 35 ans ! ... Je souffre... J’ai le coeur en chamaille... Te sachant toujours isolée pour une 16e année parce que tu t’entêtes à vouloir libérer tout ton peuple, tu es toujours en résidence surveillée, ce, par un ordre de morbides galonnés que ton courage ne décourage pas, dirigeants supportés par la Chine et la Russie affamés des richesses-ressources naturelles de la Birmanie, ces machos militaires qui, mitraillettes au poing, contrôlent ton pays depuis l’assassinat de son libérateur le 19 juillet 1947, ton père, le général Aung San tué parce qu’il voulait confier les rênes du pouvoir aux civils, tu n’avais à l’époque que deux ans et un mois... Me pardonneras-tu ? de ne pas avoir, comme par les années passées, pu entièrement me retirer en silence en ce jour de ton 65e anniversaire car une amie a grand besoin que je l’aide. Toutefois, je la priai de ne pas empêcher mes pensées de vivre auprès de toi. ... Francis Bacon (1561-1626) in ‘De la dignité’ (1605) : ‘Avoir pitié de son ennemi, c’est être sans pitié pour soi-même.’ ...

11 et 12 mars 2010... Il ne faut surtout pas demander le possible au possible. ... Tragédie extatique : ‘Voici l’Homme’ (‘Ecce Homo’) parodisiaque, sordide, ses avatars morbides et ses dysfonctionnements infimes, incurables (?). ... Évidemment que 'La Nelson Mandela de Birmanie' ne recevra jamais la lettre suivante : 'Chère 'Rubis de Birmanie, Daw (Dame) Aung San SUU KYI' (DASSK), vous ne me connaissez toujours pas, pourtant, ô que votre existence ne m’est pas inconnue !, et alors que ces véreux déments de généraux actuels frappés de grotesque et barbare délire spirituel qui ont pris depuis plus de 40 ans le contrôle de votre pays ont voté hier, le 11, une loi qui annule, rejette votre élection démocratique très majoritaire de 1990, invoquant pour motif que vous aviez pris pour époux un étranger, un non-birman, ce, en sus de vous maintenir au secret, de vous isoler pour encore près de trois autres années. Les nouvelles sont loin d’être bonnes pour vous tandis que de mon côté, si loin de vous, une capitale information positive me portera philosophiquement aux nues, inspirant, malotru que je suis, on le lira plus loin, une fébrile anthologie d’arrogantes, de pourfendantes réflexions, folichonnes et poltronnes peut-être, mais pas si banales ou insensées que ça. La cause de ma félicité explosive ? Eh bien, elle aura, dans une salle d’attente inhospitalière, pour racine ma flânerie en compagnie de l’essai ‘Humain, trop humain’ (1878) du philologue misogyne Nietzche - son «Lama», sa détestée unique soeur Elizabeth parce qu'elle était fasciste, celle qui, pour laisser croire que son célèbre frère Nietzche était solidaire de son antisémitisme, expurgea en profondeur sa biographie philosophique ‘Ecce Homo’ (posthume, 1906) fut-elle en partie responsable de sa misogynie ? - ma débordante fébrilité surgira de ma rencontre hier matin à 9h avec le distrait chirurgien orthopédiste Luc Pilon qui fera tout pour que d’ici à trois-quatre mois je ne sois plus tiraillé par les insoutenables lacérations du bris à ma hanche, ce gentil et exceptionnel autre cadeau - parmi tant d’autres doux sortilèges que les fhoemmes me lancèrent pour étouffer ma voix -, autre bonté de la guerre de cinq-six ans qu’on déploya contre la ferveur que je vouais à votre cause, plus activement depuis novembre 2000, tout cela grâce à un prochain énième passage à tabac sur le bloc opératoire, à ma demande gelé localement, où ledit spécialiste m’apprendra qu’il remplacera la prothèse clous-plaque accrochée à mon fémur droit le 3 mars 2005 au lendemain d’une autre attaque à mon corps défendant, le géant ingénieur et prof Jean Pierre Lainé en sera un sidéré témoin le soir de ma xième chute aux enfers, une nouvelle prothèse de haut de gamme technologique, le Nec plus ultra’, elle sera de céramique que le bon médecin dissimulera en mon fémur. Grande Dame, je ne sais que trop bien que votre et la condition de tout votre peuple sont bien pires que la mienne ! Quoiqu’il en soit, le bon orthopédiste m’annoncera que je ne séjournerai à l’hôpital que tout au plus 5 jours et pourrai dès le 6e jour marcher sans canne ou béquille, et que les douleurs seront progressivement choses du passé de sorte que je serai moins entraver pour continuer gaiement à harceler, torpiller, déranger tous les bonzes de la Terre pour qu’ils bougent leur cul à accélérer votre libération et la liberté de vos 55 millions de concitoyens réduits à l’esclavage, cela tout en maintenant mon aide à des proches, ainsi que d'épauler tant d’autres causes d’ONGs qui ne me lâchent pas avec leur répugnant impérialisme en utilisant, réclamatoires, le mot ‘Now’ suivi d’un point d’exclamation ‘!’, signe de ponctuation souvent employé pour ponctuer aussi l’étonnement ou l’éblouissement. Ces assauts incessants si voisins d’ordres belliqueux que sont ces nombreux ‘Give Now !’ irrespectueux des limites pécuniaires de leurs supporteurs ciblés, comme si toute autre contribution que monétaire n’avait que peu d’importance. Ces continuels assauts me rebutent, point d’exclamation ! ... Cela précisé, chère DASSK, espérant qu’il y aura entre nous télépathie empathique, voici donc, pour panacée incongrue que je vous propose pour ballade légère, les métaphores et aphorismes extravagants, manuscrits depuis le 11 à un rythme affolant : ... Idéal progressiste : Promouvoir sa réussite et non celle de tous ! ... Joyau sans prix : l’orgueil. ... Pas complexés les truands, les crapules, les ordures : Il leur suffit d'avoir entre eux de la bonté, de la générosité pour annihiler tout remords de conscience reposant sur de fausses accusations de malveillance ou de méchanceté. ... Peine de mort : La vie s’en charge bien toute seule. ... Cachotier : Dans cachoterie, se détache le mot ‘cachot’. ... Orthographie : ‘Collision’, ‘collusion’, entre ces deux mots, une seule voyelle les distingue l’un de l’autre, l’un par le ‘i’, l’autre par le ‘u’. À noter que cette différence protège fréquemment la collusion contre toute collision, et vice versa. ... Il n’y a pas de ‘Biens mal acquis’ pour celui qui les possède. ... On dit que les animaux non domesticables sont sauvages. Sauvages ? La domesticité n’est pas sauvage ? ... Vrille, détour cadavérique : Tourner, virevolter maladivement sur soi-même. ... ‘Ne vendons pas la peau...’ de l’entraide avant de l’avoir pratiquée ! ... Inappétissant l’Éternité, puisque ça n’a pas de fin. ... Jeux du hasard et l’État : Le dé règle tout !; le dé_règlement abusif de la santé des citoyens; les dés ordonnent les envies ?; le dé tache la société; le dé chargé d’une charge sociale peu lourde. Finalement, le dé rive à la dérive. ... À la conquête de galons : Pour être bien galonné, un militaire en habile contorsionniste ‘con-tortionnaire’ a intérêt à semer zizanie ou hostilité. ... Prix du décor, avec décorum : Pour gâteux objets de toilette, les phallocrates adulent surtout et avant tout les crachoirs vivants. ... Allumeuse : promesse d’étreintes à vous enflammer ou à vous éteindre ? ... ‘Le feu sacré’ brûle celui qui trop se targue de le posséder. ... Être ‘tout feu, tout flamme’ : Pompiers prudes, s’abstenir d’agir en éteignoirs. ... Discrimination outrancière : Pourquoi les Palestiniens en pleurs n’ont pas accès au biblique puits aux reins solides qu’est le 'Mur des Lamentations' ? ... Les Hébreux, les chanceux, peuvent s’amuser encore longtemps des satires à l’adresse de l’arrière-arrière petit-fils d’Ismaël, le prophète Mahomet, car leur ‘Messie’ n’est pas pressé d’apparaître. ... Est-ce que pendant sa gestation, un enfant est sensible aux borborygmes de sa mère ? J’imagine que les chercheurs se sont penchés sur la question. ... Dandysme : Une élégance pour queue sans coeur. ... Chef-d’oeuvre pictural irrecyclable, mais aisément achetable et jetable : Le portrait de son nombril. ... Impondérable : L’intelligence se développe mieux en l’absence de toute question. ... N’est jamais ‘politically correct’ toute question aux obscurantistes. ... Curieux : La curiosité n’est pas une qualité pour les brutes. ... Les interrogations, interrogent toujours trop la probité des biens acquis. ... Superlatif et laxatif axiome humanitaire que le «Mind your own business !» rendant passablement plus riches les déjà nantis et moins pauvre d’esprit la multitude d’égoïstes sans-voix. ... Qu’adore-je le plus d’une galbe féminine ? Sa courbe ou sa texture ? Peintre, il va de soi que les courbes m’exorcisent, m’envoûtent. Toutefois dans les alcôves, sur la couche d’Hyménée, de parvenir à palper la texture des courbes m’ensorcelle, m’enivre. Que dire de ce plaisir indicible que de pouvoir se désaltérer des liquoreux philtres délictueux qui s’en échappent ? ... Inné malin plaisir incommensurable que celui de fouiller pour ébranler intentionnellement les valeurs douteuses des acquis. Le dicton ‘Il y a aura toujours des pauvres.’, est-ce une valeur innée ou acquise, acceptable et fondée ? ... Nécrologie : Lorsqu’on parle d’une personne que le trépas a emportée, pourquoi use-t-on de l’expression ‘Feu’ X, alors que le défunt n’est pas décédé suite à un incendie ? ... Incendiaires plus qu’on ne le croit : La paresse et l'oisiveté. ... Le fatalisme, superfétatoire justification à la paresse en remettant au Manitou Suprême toute responsabilité, toute autorisation d’assassinat ou de suicide. Mourir jeune, c’est du pain béni succulent pour l’avenir des vieux. ... Héroïque ? Plutôt sale profiteur ! : Ce que je fus en vendant des photos SANGsationnelles. ... Le jour où la bonté l’emportera définitivement sur la méchanceté, sur la mécréance concupiscente, je ne le souhaite pas parce qu’il n’y aurait plus de crapules de ma trempe. ... Solidairement vôtre, pge. P.S. : Autre bouleau sur la planche, un défi emballant, qu’une missive émise le 10 et reçue ce 12 de la Maison de la culture du populeux et négligé arrondissement Rivière-des-Prairies/Pointe-aux-Trembles sise à l’extrême Est de l’Île de Montréal, cette lettre confirme son offre que j’y tienne l’expo photo ‘Une certaine France vue par un sauvage du Québec’, ici inédite, du 4 mars au 1er mai 2011, qu’évidemment je dédierai inconditionnellement au ‘Prix Nobel de la Paix de 1991’, ainsi qu’à Michel Chartrand ! Cette dédicace obtint sans réticence l’accord de l’agente culturelle et directrice de la dite maison, Madame Denise Poirier, lorsqu’elle m’approcha en novembre 2009.' ... / De l’activiste humaniste mathématicien, logicien, philosophe, écrivain, épistémologue, moraliste britannique de bel humour spirituel, socialiste, pacifiste, altermondialiste (toutes ses professions et fonctions furent si nuisibles à cet aristocrate engagé au point qu’il parviendra à être clairvoyant, très alerte et mordant jusqu’à sa mort d’influenza à plus de 97 ans !), l’essayiste Bertrand Russell (1878-1970), au NY Times le 16 décembre 1951 : «Ne pas craindre une idée excentrique d’autant que toutes les idées acceptées aujourd’hui apparurent excentriques à leur origine.», et in ‘Ce que je crois’ (1925) : ‘Bien vivre, c’est être inspiré par l’amour et guidé par la connaissance.’ Mais, mais Monsieur Russell, la connaissance ça vide la tête de son vide ! ... / En huit derniers mots, Franz-Olivier Giebert, sous le thème ‘Vessies, lanternes et «bêteries»’ conclue son éditorial à l’introduction du cahier spécial Février-Mars 2010 ‘100 idées reçues (et fausses) sur les héros de notre Histoire’ de la revue Le Point : ‘... l’ignorance ne cesse jamais de faire du progrès.’ Le contraire serait-il rentable pour les élites ? ...

8 mars... Toujours ému par : 'La femme, c’est l’avenir de l’homme.' du poète Aragon et qu'a cité Simone de BeauVoir. ... Compte tenu de circonstances malheureuses pour l’homme dues à sa diminution de la qualité et de la quantité de ses spermatozoïdes, dès lors j'opte pour : La FEMME, c'est l’avenir de l’Humanité ! ... Entendu que les régents de mon pays ont caché ma date réelle de naissance, avec ou sans l’accord explicite de ma fille mère Onoma, entendu que des bistouris encore une fois me sauvèrent la vie, cette fois le 8 mars 2004, au surlendemain d’une blessure corporelle mortelle des suites de la guerre - elle durera au bas mot cinq ans - qu’on me menait autour de la cause SUU KYI et de la solidaire Mai Anh, j’ai retenu que désormais mon anniversaire tombait le 8 mars ! ... Morale : Sous terre, il sera très utile d’en avoir ! Ça rehaussera le moral...

2010, février le 26... Ignoble ! : La cour d’appel birmane a rejeté la requête des avocats de SUU KYI de la libérer après plus de 15 ans, ou emprisonnée ou condamnée depuis 20 ans à l’isolement en résidence surveillée. La Prix Nobel de la Paix de 1991 sera ainsi réduite au silence pour encore au moins près de trois autres années ! ... Déjà cité : «Quand le pouvoir de l’amour l’emportera sur l’amour du pouvoir, le monde connaîtra la paix.», Jimi Hendrix (1942-1970).

29 novembre 2009 : ... Tu sais Aung San je ne réalise qu’aujourd’hui ce que Mireille Boisson d’Amnesty International un jour me précisa, à savoir que c’est formidable que l’on ait pu sauver juste à temps ma vie le 8 mars 2004 sur le bloc opératoire et aux soins intensifs suite à cette guerre qu’on me menait à cause de toi qui défend des millions de sans-voix malgré qu’on t’a isolée depuis plus de 14 ans et aussi à cause de la solidarité de La Perle Sanguine. Dire que j’avais espéré après avoir subi tant de plaies depuis mon enfance qu’on me laisse mourir... Que la médecine ait réussi à réparer le si peu de coeur que j'avais, eh bien ça a permis qu’avec l’aide généreuse des ingénieurs Jean Pierre Lainé et le jeune Jonathan Assouline qui m’ont équipé d’instruments informatiques de ne pas cesser d’harceler les canons mondiaux de la politique et de la culture pour qu’un jour ton combat obtienne victoire ! ...

2009, 15 novembre : Singapour, Sommet des 10 pays de l’Asie du Sud Est, en présence de la délégation de la Birmanie qui en est membre, les médias rendent publique l’appel du président des USA : ‘Obama urges Burma to free Suu Kyi’ ...

Le 4 novembre 2009 : SUU KYI a pu ce jour sortir et rencontrer sous haute surveillance le diplomate américain, émissaire spécial d'Obama, Kurt Campbell, après qu'elle offrit à la junte birmane son intercession pour réduire les sanctions économiques des pays occidentaux. Après quoi, les autorités se précipiteront de l'isoler à nouveau du reste du monde...

2009, 18 août. (...) La mairesse de Dublin, Irlande, Emer Costello invite ses concitoyens à venir à la mairie signer une pétition en faveur de la libération de SUU KYI !

2009, 11 août. ... Aux premières lignes de l’information internationale : Aung San SUU KYI a appris la sentence la condamnant à 18 autres mois d’assignation à résidence, question qu’elle n’influence pas les élections de 2010 qui confirmeront le droit des militaires à occuper plus de 60 pour cent des sièges du parlement... Au moins elle sortira de l’infâme prison Insein ! ... Du comité ‘US Campaign for Burma’, re : SUU KYI : ‘14 Nobel Peace Prize recipients, including Mikhail Gorbachev, Desmond Tutu, Elie Wiesel, and Jody Williams are calling for the UN Security Council of inquiry (investigation) into crimes against humanity committed by the military regime. ...' ...

2008, 29 décembre. ... Birmanie : C’est pas demain la veille de la libération des prisonniers politiques et de SUU KYI car la junte vient de signer un lucratif contrat avec la Chine en grand besoin de ressources naturelles, telles le gaz, le pétrole, les gemmes, le bois de teck, la Chine consolidant ainsi encore plus fortement son endossement du régime dictatorial birman... Et la Ingrid Betancourt qui ne veut plus prendre la parole pour la libération de quelque prisonnier politique ! Par contre, depuis sa libération et sa visite au pape le 1er septembre, elle élève la voix pour parler de son fervent amour pour la vierge Marie...

2008, 17 décembre. ... 14h14 : On m’a arraché, accrochée au balcon du 2e, la grande affiche sur SUU KYI ! ...

DICTATORSHIPS, WHATEVER THEY MAY BE, AND INCLUDING THE DICTATORSHIP OF THE "I" OR EGOCENTRISM, RELY ON INDIFFERENCE TO PERDURE. / LES DICTATURES, QUELLES QU’ELLES SOIENT, Y COMPRIS CELLES DES ‘JE’ OU DES ÉGOCENTRISMES, COMPTENT SUR L’INDIFFÉRENCE POUR DURER ! July 13/13 juillet 2006. Pierre Gauvin-Évrard / Le 10 octobre 2007, le 4365e jour d'isolation de Daw Aung San SUU KYI, "La Nelson Mandela de Birmanie", seul/e Prix Nobel de la Paix non libre dans toute l'Histoire ! // Please diffuse the name of Aung San SUU KYI. Thank you ! / S.V.P., propagez le nom d'Aung San SUU KYI. Merci ! pge

‘Quand je lève les yeux vers vous, on dirait que le monde tremble.’ ... Antonin Artaud a exprimé là ce que je n'ai pas su exprimer à la tendre PERLE SANGUINE MAI ANH ! En effet la Terre a tremblé ! ... Mai Anh, j'ai tant apprécié ce coeur que tu as, si apte à "admirer" la beauté des autres et des choses, sans mot dire, sans la ou les maudire, par envie... Ce regard et ce sourire si chaleureusement doux sertissant ton visage... SANS PARLER DE TA GÉNÉROSITÉ pour ...

...4h55 le matin du 5 mars 2007, une mauvaise nouvelle ! POURTANT, Mr MANDELA N'AVAIT RIEN À PERDRE pour SUU KYI, La Nelson Mandela de Birmanie, Prix Nobel de la Paix de 1991 non libre... ... : 'Dear Pierre, Thank you for your mail sent to our office. We regret having to inform you that we are unable to comply with your request. As you know, Mr Mandela announced his stepping back from public life in June 2004. And he now wishes to be completely retired. I trust you will understand his position and we wish you well. Sincerely. Ms Thoko Mavuso, Nelson Mandela Foundation.' ... Alain : 'L’Histoire est un grand présent, et pas seulement un passé.'...

55 millions de femmes, d'enfants, d'hommes en Birmanie (Myanmar) sont réduits à l'esclavage de militaires... Oublions-les... Nos riches ont besoin de teck et de jeunes femmes birmanes pour esclaves sexuelles... Le décrochage de ceux qui hier supportaient la cause d'Aung San SUU KYI et la guerre qui s'en prit à cette cause... EN POLITIQUE COMME EN PORNO, BEAUCOUP ONT LA LANGUE BRUNE QUAND CE N'EST PAS DE BOIS !

... Avril 4006 ... Chère Perle Sanguine, je m’en excuse, le Pour voir du soleil dans l’oeil, il faut en avoir dans l'oeil. énoncé décrypté sur un monument de l’Égypte ancienne d’un hiéroglyphe vieux de plus de 4000 ans, ne parvient pas à se lire toujours dans mon seul oeil qui voit... J’ai essayé de tenir ma parole lorsque je t’ai approchée le 14 juillet 2001, après explication de la cause que je portais depuis novembre 2000, pour que tu acceptes que je me serve de ton visage si doux, si fin, si chaleureux, si frais et à la fois si humble tout en étant trempée d’un sourire ineffablement voluptueux parce que je cherchais un visage aux traits aussi envoûtants que ceux de SUU KYI, ce, pour une affiche dans le cadre d’une soirée de solidarité avec des artistes d’ici et d’autres canons de parole, estimés , tels Richard Desjardins, Marie-Claire Séguin, MICHEL CHARTRAND, pour n’en citer que quelques uns (même que Bono devait y être !). Une maison labo de photos acceptera aussi d’assumer l’impression à ses frais (Contact Image) de l’affiche...

Oh comme tu sais, tout était en branle... C’est le cas de le dire ! Puis, j’ai dû traverser une guerre effroyable durant plus de cinq ans parce que surgira de mes découvertes sur d’autres aspects de ta beauté indicible, ta simplicité d’être, ta disponibilité, ta générosité, il en surgira une guerre qui au lendemain d’un interview d’une heure à un poste de radio communautaire de Québec, amèneront les ambulanciers chez moi juste à temps pour que le 8 mars 2004, Journée Internationale des Femmes, je subisse une opération à coeur ouvert (cinq pontages et une déchirure de l’aorte à coudre), moi si usé par tant d’hospitalisations durant toute mon enfance et ma jeunesse suite à la malnutrition, et 11 mois plus tard, retour d’urgence à l’hôpital suite à une fracture de la hanche de ma jambe droite déjà fragilisée par la polio, ce, le 2 mars 2005, toujours à cause de cette maudite guerre qui perdurait et perdurera encore bien trop longtemps...

Toutefois, en novembre 2005, je reprenais le flambeau SUU KYI' et j’adressai un tas d’appels pour la Dame de Rangoon sur la base de ma lettre à Nelson Mandela lui priant d’accepter de supplier le Secrétaire des Nations-Unies, Kofi Annan de le choisir pour son Émissaire ou Envoyé spécial auprès de la Junte militaire birmane pour qu’on le laisse rencontrer celle qu’on appelle La Nelson Mandela de Birmanie, pays dont les militaires ont changé le nom en Myanmar''... Et par la suite, depuis cette lettre en novembre 2005, j’en ai t’y pas envoyé des appels à des centaines d’ONGs humanitaires, à des célébrités de la scène artistique (cinéma, musique, théâtre, etc., nationales tout autant qu’internationales, à des tas de politichiens de renom, à des grands médias d’ici, nationaux et internationaux... Ce fut vain !

Oh, des tas de chefs d’état de par le monde, y compris la Bush d’égout ont bel et bien adressé leurs voeux de bon 60e anniversaire à Aung San SUU KYI, le 19 juin 2005... Rien d’autre ! Le vide... Tu sais ma Perle Sanguine, le soleil dans mon oeil est un peu pâlot depuis que la Junte a construit une nouvelle capitale à près de 400 klms au nord-est de Rangoon, ainsi plus près de la Chine ... Y’a de quoi rager... car ma grande Dame qui reçut le Prix Nobel de la Paix en 1991, sera désormais isolée et, de plus, la très chère Chine a signé un pacte commercial avec la Junte qui emprisonne depuis plus de 40 ans tous les citoyens de Birmanie. Le pacte est d’autant plus intéressant que la Chine a besoin de bois (la Birmanie possède les plus grandes richesses en bois de Teck !). À cela, s’ajoute la mer birmane riche en ressource gazière où déjà le conglomérat pétrolier franco-américain (Total/Chevron) a installé des infrastructure d’exploitation... Je sais, tu connais bien la situation... Or, je t’écris surtout pour que tu saches que j’essaie de tenir ma parole, de chercher d’autres moyens pour qu’on n’oublie pas SUU KYI et les nombreux prisonniers politiques, plus de 1300, et toutes les femmes ou petites filles qui n’ont pas droit d’aller à l’école, c’est réservé qu’aux mâles, pour sortir de la nuit comme disait le père de Gaston Miron... Voilà, je vais essayer encore de respecter mes prétentions de t’avoir utilisée pour cette cause et qui fut à l’origine de cette guerre qui réussira à me ralentir, tout ça parce que ta modestie malgré que la vie t’a drôlement gâtée en beauté, m’a touché énormément et que s’ensuivit toute une complicité entre toi et moi, si juste, si intègre, si propre, si fertile en poésie, source d’une faim gargantuesque de créer, à partir de toi pour muse (m’a/muse/r) qui me fera prononcer : Toi..., quel cadeau que la vie m’apporta... J’ai l’impression de toucher l’éternité...) créer des oeuvres dans l’espoir de produire des tableaux argentiques riches et qui susciteraient plus l’intérêt d’acheteurs potentiels devant ma capacité (sortant de mon long étouffement) qui naîtra de notre lien si léger, et des sous obtenus, je les voulais pour les sans-voix... Comme, j’ai dit à tant d’amis :

''«... Non seulement elle est d’une beauté de coeur, d’âme et de corps rare, mais a’me coûte rien la maudite ! Y’a pas moyen de la payer et, pire, a’me permet de vendre des photos pour des causes humanitaires sans exiger quoique ce soit pour elle alors qu’elle s’est endettée aux études !»

... Bon, bien, chère Mai Anh, sache que je vais encore essayer, essayer... Il me reste au moins un minimum d’intelligence de coeur malgré ma pauvreté de d’autres moyens (il y a longtemps que j’ai fui le pouvoir et l’argent) de tenir ma parole envers toi, pourvu que des personnes n’empêchent plus que le soleil s’incruste dans mon regard envers les autres... Tu sais combien je t’aime malgré tout ! Je t’embarraxxxxxe profondément, Le Pied bot...

... C’est pas fini, autre tuile les 11 et 12 novembre 2006 et intervention le lendemain le 13, auprès de Nelson Mandela ... "Please Sir ... Dear Mr Nelson Mandela, «Please look carefully at the face of your sister ‘The Nelson Mandela of Burma’ on the picture herein, taken two days ago, on November 11th 2006...» ... On November 16theen, 2005, almost a year ago, I asked you to intervene, I pray your intercession, I wrote to The United Nations’Secretary General Mr Kofi Annan and to Mrs Louise Fréchette, his Vice-Secretary, to send you Mr Mandela as a special envoy or emissary to see Daw Aung San SUU KYI, the only Nobel Prize for Peace who is not free (October 10th, 2006, was the 4,000th day that she is completely isolated from all the rest of the World !). You have nothing to loose and you know perfectly well that she is the highest symbol for the liberation of more than 54 millions of Burmans and more than 1,300 persons in jail for freedom of speech ! Please Sir... look at her picture below, you’ll see that she look deeply sick... You’re still happy to have sent your greetings for her 61st Birthday on June 19, 2006, greetings that she never received ! ???’ Please Sir... Many thanks for millions of Burmans, Pierre Gauvin-Évrard"

Un 10 décembre 2006, catastrophe... ‘MON CHER JEAN-PIERRE, JE VIENS DE TOUT PERDRE, TOUT, J'TE DIS, TOUS MES ENVOIS, TOUS MES DOSSIERS PERSONNELS DE TOUS MES CORRESPONDANTS, TOUS LES RÉPERTOIRES : PERSONNEL, RÉSERVE, BROUILLON... 14 MOIS DE TRAVAIL MONSTRE VOLATILISÉ ... LA MORT !’ ... IL FAUT BÂILLONER SUU KYI... ! VIVE LA GUERRE, Y’A DE L’ARGENT À FAIRE EN PHOTO, VIVE LA CHINE, VIVE LA RUSSIE ET LA BONNE COMPAGNIE ! «Ô VIVE, Ô VIVE LA VIE... »' ... Tout un choc...

... 16 mars 07, 11h22 : "Dear friends and supporters, We are forwarding a statement of Canadian Foreign Minister Peter MacKay on the shutdown of two IRCR offices in Burma. It is to note that the Government of Canada supported investigative field trips to Burma by the International Committee of the Red Cross (ICRC), with CND$ 1.2 million dollars. - Canadian Friends of Burma- STATEMENT BY MINISTER MACKAY ON CLOSURE OF ICRC FIELD OFFICES IN BURMA . March 15, 2007 (5:45 p.m. EDT) No. 41. The Honourable Peter MacKay, Minister of Foreign Affairs and Minister of the Atlantic Canada Opportunities Agency, today issued the following statement in response to the closure by the International Committee of the Red Cross (ICRC) of two of its field offices in Burma: “Canada deeply regrets that the International Committee of the Red Cross was forced to close two of its field offices in Burma as a result of unacceptable actions by the Government of Burma. These actions include restricting the ability of ICRC staff to visit detainees and to conduct independent field operations in sensitive border areas. “The ICRC is one of the world’s leading humanitarian organizations. Its work in upholding international humanitarian law, and in protecting and assisting victims of armed conflict, is invaluable. “Canada urges the Burmese Government to allow the ICRC to resume its work in Burma free from hindrance and to remove the restrictions that have compromised the ICRC’s effectiveness." ... 11h25, après que j’eusse redirigé à Mireille ledit communiqué sur la Birmanie : ‘Et oui, tout va de mal en pis. Je vais commencer à rédiger ma revue de presse des 2 derniers mois. Je te l'enverrai. Mireille (responsable du dossier Birmanie à Amnesty International)’ ...

... ‘ ... IL EN FAUT DU COEUR POUR AVOIR TANT DE RÉVOLTE. ...’

Lettre de La Perle Sanguine rédigée la nuit du 29-30 août 2004, soit 5 mois et 21-22 jours après le bistouri du 8 mars... La seule non virtuelle qu’elle que Mai Anh m’adressa...

‘Bonjour cher Pierre,

‘Peut-être aura-t-il fallu la soirée d’hier pour que je me décide à t’écrire. Mais qu’était-ce au juste ? La fatigue de la journée ? Le débalancement hormonal ? La pleine lune ? Tout simplement une journée où je me sentais plus fébrile ? Enfin ! J’ai marché jusqu’à la maison sans trop y penser, je te soupçonne de n’être pas rentré tout de suite, toi non plus. J’avais besoin de bouger... Et l’aura de notre conversation m’a accompagnée tout le long. Je me suis éveillée ce matin en me demandant de quoi on avait parlé. Qu’est-ce qu’on se disait au juste ? Impossibilité de réconcilier l’irréconciliable ! Assumer ce que l’on est et ce que l’on créé ! Accepter cette dichotomie, cette différence entre nous qui rend impossible ce terrain d’entente qui nous rejoindrait, sur lequel on pourrait bâtir beaucoup plus, si seulement... !! C’est le tas de noeuds dont je parlais. Et on tire chacun de notre bord, avec nos paroles. Mais dis-moi si je me trompe: j’ai surtout compris qu’on se disait qu’on s’appréciait. Avec des mots étranges. Comme si pour représenter une fleur on dessinait à la place l’ombre ou le vide qui dessine son entourage. C’est une façon de voir les choses. Je n’ai pas tes nuances, mes structures n’y sont pas habituées. Je préfère voir la fleur, peut-être parce que c’est plus simple, plus direct.

‘Enfin ! Je sais que je n’empêcherai jamais tes bombes de tomber. Je l’accepte beaucoup mieux maintenant. Peut-être parce que je te comprends mieux ? Peut-être parce que je t’interprète ? Car pour moi, chaque révolte est une prière déguisée. Ça doit être pour ça que je t’apprécie autant. Il en faut du coeur pour avoir autant de révolte !!! J’espère seulement pouvoir te rassurer un peu, et sans que ce soit motivé par ta demande, mais bien par mes convictions: Je t’aime beaucoup. Ta présence, tes passages, tes pensées, tes actions, tes regards ne sont jamais stériles, mais féconds. Pas seulement pour moi, mais pour les gens qui ont la chance de te croiser, Je suis reconnaissante à la vie de t’avoir mis sur mon passage. Tu m’enrichis, tu m’agrandis. Ton amitié m’apporte beaucoup, et j’y tiens, de plus en plus.

‘Et qu’on se le tienne pour dit, car je suis plutôt avare des mots (c’est ma cupidité !)

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Hors champ ? ...

2009, 21 février. ... Journée de fébrilité, de frénésie poétique doucereuse... parce qu’un certain monstre sacré de la littérature au delà de la langue de Balzac, d’une certaine ANAÏS, source d’inspiration intarissable, Dieu qu’elle a souvent transpercé tout ce que j’ai pu écrire depuis des années, remercions-en encore une fois Rachel de m’avoir introduit en les années 1962-65 dans les arcanes de l’égérie de tant d’artistes que fut cette fanfaronne Anaïs ! ... Anniversaire de naissance de celle qui dans son monumental ‘Journal’ (de 1918 à son décès en 1977) griffonna sous différentes approches prosaïques : ‘Le seul alchimiste capable de tout changer en or est l’amour. ...’, l’audacieuse, la fantasque et combative écrivaine féministe américano-franco-cubaine, l’osée impudique si pleine de pudeur, ANAÏS NIN (1903-) à la plume d’un érotisme brut, translucide époustouflant ! ... - Il m’est important ici de souligner que lorsque j’affuble une femme du vocable de ‘féministe’, jamais il ne s’agit pour moi d’un trait de caractère au signifiant et signifié péjoratifs ; j’y recoures que pour reconnaître que certaines femmes ont mené des combats pour l’égalité entre tous/tes les fhoemmes et donc qu’elles ont fait faire des pas de géant à l’humanité entière en réclamant de mettre un terme à l’exploitation injustifiable de plus de la moitié de l’humanité ! - ... In ‘Inceste’ (1932-1934, posthume, 2002, non expurgé) extrait de son ‘Journal’, Anaïs s’affranchira : ‘... En écrivant ce journal, le plus cruel de tous les documents, je me venge de tous mes sacrifices, de tous mes mensonges héroïques, de mes actes de charité, de compassion, de mes indulgences à tous ceux à qui j’ai épargné la vérité, je les anéantis ici-même. ...’, et in ‘Lettre’ d’Anaïs Nin à Antonin Artaud (interpellé ‘Nanaqui’), émise de Valescure-Saint-Raphaël, le 18 juin 1933, extrait de l‘Inceste’ (1932-1934) - (Je l’ai relue et relue je ne sais combien de fois !) -, tout un état d’âme auquel je ne peux être insensible parce que cette lettre d’Anaïs a ramené en surface l’unique lettre écrite par la Perle Sanguine Mai Anh et qu’elle me remit le 30 aout 2004 suite à la maladresse de mes mots de la veille le 29 août 2004... : 'Nanaqui, je voudrais revivre mille fois ce moment sur les quais, et toutes les heures de cette soirée. Je veux sentir encore cette violence et votre douceur, vos menaces, votre despotisme spirituel… toutes les craintes que vous m’inspirez, et les joies si aiguës. Craintes parce que vous attendez tant de moi… l’éternité, l’éternel… Dieu… ces mots… Toutes ces questions que vous m’avez posées. Je répondrai doucement à vos questions. Si j’ai semblé me dérober, c’est uniquement parce qu’il y avait trop à dire. Je sens la vie toujours en cercle, et je ne peux pas détacher un fragment parce qu’il me semble qu’un fragment n’a pas de sens. Mais tout semble se résoudre, se fondre dans l’étreinte, dans la confiance de l’instinct, dans la chaleur et la fusion des corps. Je crois entièrement à ce que nous sentons l’un en face de l’autre, je crois à ce moment où nous avons perdu toute notion de la réalité et de la séparation et de la division entre les êtres. Quand les livres sont tombés, j’ai senti un allègement. Après cela, tout est devenu simple… simple et grand et doux. Le toi qui fait presque mal, tellement il lie… le toi et tout ce que tu m’as dit, j’oublie les mots, j’entends la tendresse et je me souviens que tu as été heureux. Tout le reste ne sont que tortures de nos esprits, les fantômes que nous créons… parce que pour nous l’amour a des répercussions immenses. Il doit créer, il a un sens en profondeur, il contient et dirige tout. Pour nous il a cette importance, d’être mêlé, lié, avec tous les élans et les aspirations… Il a trop d’importance pour nous. Nous le confondons avec la religion, avec la magie. / Pourquoi, avant de nous asseoir au café, as-tu cru que je m’éloignais de toi simplement parce que j’étais légère, joyeuse, souriante un instant ? N’accepterais-tu jamais ces mouvements, ces flottements d’algue ? Nanaqui, il faut que tu croies à l’axe de ma vie, parce que l’expansion de moi est immense, trompeuse, mais ce n’est que les contours… Je voudrais que tu lises mon journal d’enfant pour que tu voies combien j’ai été fidèle à certaines valeurs. Je crois reconnaître toujours les valeurs réelles… par exemple quand je t’ai distingué comme un être royal dans un domaine qui a hanté ma vie. Nanaqui, ce soir je ne veux pas remuer les idées, je voudrais ta présence. Est-ce qu’il t’arrive de choisir ainsi un moment précieux (notre étreinte sur les quais) et de t’y raccrocher, de fermer les yeux, de le revivre, fixement, comme dans une transe où je ne sens plus la vie présente, rien, rien que ce moment ? Et après, la nuit, la succession de tes gestes, et de tes mots, de la fièvre, de l’inquiétude, un besoin de te revoir, une grande impatience.’

2009, 22 février. .... (...) ... ... Jour Mal... Désarroi... Les attaques ne connaissent aucun répit... Comment aborder, décrire mon knock-out en soirée après deux heures de pugilat verbal, encore une fois dans une arène ou un ring absent de tout spectateur, donc pas de témoin et encore moins d’arbitre, la veille le 21, d’une violence morale typiquement féminine, pas du tout féministe ! ? ... À 23 heures, étourdi, je flancherai, je tomberai... Oublier ce tabassage en règle ? Admettons que je courre après avec ma maudite grande gueule à exiger un regard de chair chaleureuse envers les autres... La Anaïs Nin et son admission à Artaud : ‘... je ne peux pas détacher un fragment parce qu’il me semble qu’un fragment n’a pas de sens. ...’ y fut peut-être pour quelque chose en s’ingérant dans mes inlassables espoirs de générosité... Que cela me fit grand bien de relire la lettre du 29 août 2004 de Mai Anh.... Je me pencherai attentivement au dernier paragraphe de ladite lettre : '...' L'humilité... de la Perle Sanguine... Il est vrai qu’elle n’était pas très volubile, mais quelle poésie dans tout sa manière d’être dans un corps d’une beauté indicible...